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Catégorie voyageMusée Maillol

exposition « 21 rue de la Boétie »

Mardi 30 mai 10h30

L’exposition démarre avec un historique de la famille Rosenberg.

Nous découvrons à travers des photos l’appartement de la famille richement décoré avec une galerie impressionnante de tableaux. En effet Paul Rosenberg (1881-1959) fut un marchand d’art d’exception par la diversité des oeuvres qui allaient devenir des chefs-d’oeuvre de la peinture moderne (Pablo Picasso, Fernand Léger, Georges Braque, Henri Matisse, Marie Laurencin, Alfred Sisley …)

  

Le tableau Alfred Sisley « la route de Versailles » présenté dans cette première salle est une superbe oeuvre de la peinture impressionniste.

En 1918 Picasso habitait 23 rue de la Boétie, ce qui explique la relation particulière avec la famille Rosenberg et le tableau montrant Mademoiselle Rosenberg et Micheline (mère d’Anne Sinclair) témoigne de cette époque.

A la différence de son frère Léon Rosenberg, Paul en homme d’affaires avisé organise des expositions temporaires dans sa galerie tous les mois et en réalisant la promotion de plusieurs artistes ayant des approches artistiques différentes ; le cubisme de Braque est différent de la représentation du monde industriel de Fernand Léger.

La conférencière nous relate l’histoire des mosaïques restées dans l’appartement et récupérées après-guerre. La table basse présentée (nature morte au pichet et citrons) illustre cette anecdote.

Les photographies des tableaux de la galerie Rosenberg seront des preuves pour récupérer les oeuvres spoliées par les nazis.

Pour preuve de l’activité importante de la galerie Rosenberg, des contrats avec les conditions financières sont exposées dans des vitrines.

Les catalogues également démontrent que Paul était un fabuleux agent artistique et un découvreur de peintres extraordinaire. La tenue du livre de stock recense le mouvement des oeuvres.

Paul ouvre rapidement une succursale à Londres et crée des contacts avec New- York.

La rétrospective de Picasso aux USA sera un coup de tonnerre dans le monde de l’art du XXème siècle.

Une salle dédiée « trait d’union entre tradition et la modernité » nous permet de découvrir la nature morte à la tête antique de Pablo Picasso (1925). Le duo de Braque (1937). Les deux espagnoles de Marie Laurencin. Le monde des buildings de Fernand Léger. La leçon de Piano d’Henri Matisse. La sultane d’Edouard Manet (1871)

  

La tourmente du nazisme nous plonge dans l’exposition de «Art dégénéré (Munich 1937)».

  

Des vidéos (le Train d’Aulnay-Sous-Bois été 44) et une grande photographie illustrent cette époque qui a rejeté des artistes comme James Ensor (La mort et les masques)

Paul Rosenberg met dans la banque de Libourne certains tableaux pour les sécuriser du pillage des nazis, malgré cela les oeuvres seront volées. Son fils Alexandre resté en France sera témoin de cette spoliation.

La vente de Lucerne le 30 juin 1939 (le catalogue original des 125 oeuvres répertoriées est exposé), preuve historique de la main-mise des allemands sur les peintures prises par les nazis.

Pour terminer cette exposition le tableau de Fernand Léger (3 femmes ou le grand déjeuner) nous montre pleinement l’évolution du monde citadin en arrière-plan de cet immense oeuvre.

Un portrait Anne Sinclair enfant peint par Marie Laurencin montre que les yeux de la petite sont bien bleus comme le modèle et non pas en noir comme la plupart des portraits de Marie Laurencin.

Pour prolonger cette visite parfaitement commentée par la conférencière, nous visitons l’exposition permanente d’Aristide Maillol. La collection présente un ensemble important d’oeuvres rassemblées par Dina Vierny modèle et collaboratrice de l’artiste (sculptures, peintures, dessins pastel).

Pour certains d’entre nous, nous décidons de déjeuner sur place, dans « Le café des frères Prévert » installé dans les loges de l’ancien cabaret des frères Jacques et Pierre Prévert. Instant de détente bien agréable.

  

Pour continuer cette découverte de la famille Rosenberg, je vous suggère le livre d’Anne Sinclair : 21 Rue La Boétie

Rédacteur : Claude Coric / photos Pascal Brégy